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Armikrog

Que ceux qui n'ont pas aimé jouer à Earthworm Jim et The Neverhood se dénoncent ! Si tel est le cas, je doute qu'il ne soit, pour vous, nécessaire de continuer cette lecture car le sujet de ce test n'est autre qu'Armikrog, le dernier projet en date du créateur des deux jeux précédents, Doug TenNapel, avec, cette fois-ci, l'aide du studio indépendant Pencil Test.

Ce qui attire l'oeil automatiquement dès que l'on lance Armikrog, c'est son design très singulier. En effet, à l'image de The Neverhood sorti en 1996 sur PC et PS1, Armikrog est réalisé en animation de pâte à modeler, style que l'on rencontre régulièrement dans le cinéma d'animation, notamment avec les films des studios Aardman Animations (Wallace et Gromit, Chicken Run et plus récemment, Shaun le mouton) ou encore avec la série américaine Robot Chicken de Seth Green. Toutefois, dans l'univers du jeu vidéo, c'est une chose très rare, je ne connais, pour ma part, que The Neverhood (désormais Armikrog) qui exploite ce type de graphisme. C'est un look assez particulier, voire même perturbant pour quiconque n'a pas l'habitude de ce genre de design, cependant, on s'y fait très rapidement et ça ressort parfaitement bien lors des cinématiques ou des phases de jeu qui donnent réellement l'impression d'être dans un film d'animation interactif. C'est même assez plaisant à voir car le travail de modelage est particulièrement bien fait, on sent le professionnalisme et la qualité des personnes se trouvant derrière l'animation, dont Mike Dietz assez connu pour son travail dans l'animation sur God of War III, Wall-E (jeu vidéo), Ratatouille (jeu vidéo), Earthworm Jim, The Neverhood et ses suites.

Armikrog est un jeu d'aventure point&click à l'ancienne, comme on les aime, bien que disposant une interface épurée. Inexistante même puisque les seules choses que l'on peut voir à l'écran sont nos personnages et les tableaux en 2D dans lesquels nous devons faire évoluer nos personnages afin de résoudre des énigmes et mystères pour faire avancer l'histoire. On incarne ainsi Tommynaut qui, suivi de son chien Beak-Beak, s'écrase malheureusement sur une planète inconnue et doit alors s'échapper d'une mystérieuse forteresse du nom d'Armikrog. C'est un pitch relativement simple mais qui fait tout de même son effet. Toutefois, on peut regretter que le jeu ne soit pas plus développé d'un point de vue scénaristique. Si l'histoire en place suffit largement à pousser le joueur à mener à bien sa mission, ça manque d'un petit plus pour vraiment donner de la consistance au jeu. Le souci étant que rapidement, un petit sentiment d'ennui se crée justement à cause de la monotonie du jeu. Déjà qu'il y a peu de dialogues et de cinématiques ainsi que des musiques et décors relativement sobres, cela force un certain ennui.
Efficace et prenant tout de même.

Proposant des décors et des personnages très réussis, un design très fun qui rappelle les films d'animation en pâte à modeler, un scénario bien ficelé quoiqu'un peu léger et une aventure amusante, Armikrog se révèle être une excellente surprise à découvrir.

Note :

8/10

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