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Superargo contre Diabolikus

Sorti en 1966 sous la direction de Nick Nostro, Superargo contre Diabolikus est un film inspiré des Fumetti, c'est-à-dire, des BD italiennes. Celui-ci raconte l'histoire d'un catcheur du nom de Superargo (Ken Wood) doté d'une force surhumaine et qui, après avoir tué son adversaire et ami sur le ring sans le vouloir, décide de se retirer du métier. C'est alors que le colonel Kinski fait appel à lui et à ses super pouvoirs pour une mission à haut risque : arrêter Diabolikus (Gerhard Tichy) et ses sbires afin de les empêcher de dominer le monde. On se retrouve donc avec une sorte de James Bond au rabais croisé avec un catcheur en combinaison intégrale. Ca donne envie n'est-ce pas ? Bon, même si le film est très kitsch dans son design, il reste tout de même un film bien sympathique à regarder. Le scénario est très naïf, voire même idiot. Mal écrit, dans les scènes comme dans les dialogues, l'intrigue, bien que peu profonde, parvient tout de même à captiver le spectateur à et le tenir pendant les 84 minutes que dure le film sans l'ennuyer, au contraire. C'est loin d'être un mauvais film d'espionnage et on peut voir quelques codes issus tout droit des James Bond, de quoi en amuser plus d'un, notamment la scène de la remise des gadgets et du véhicule qui est flagrante !
Le plus étonnant est, sans aucun doute, la qualité de la réalisation. On a parfois des cadrages très amateurs, mais globalement, le film dispose d'une réalisation très pro et d'une belle photographie. On pouvait s'attendre à un truc vraiment raté, d'autant plus que le budget était minime, ça se voit avec les décors, les effets spéciaux et les acteurs (très mauvais), mais non, la réalisation est de qualité. Je ne parlerai toutefois pas du montage, douteux, enchainant les faux raccords et les changements de scènes invisibles.

Superargo contre Diabolikus respire le ridicule (surtout le costume de Superargo, style SM rouge). Pourtant, il est très divertissant et plaisant à visionner, en particulier les scènes de luttes et d'actions (en masse), qui ressortent bien et disposent d'une bonne dynamique. Film d'espionnage à petit budget inspiré de l'esprit des Fumetti, Superargo contre Diabolikus est un petit plaisir à partager avec des amis lors d'une bonne soirée nanar/ciné !

Niveau DVD, c'est du Artus et par définition, de la bonne qualité. L'image est bien rendue, le son moins, mais reste audible et les bonus sont, comme toujours, très intéressant (Entretien avec Ferruccio Castronuovo, assistant-réalisateur et un avec Curd Ridel sur Superargo et d'autres).

A retrouver sur le site d'Artus Films

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