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Furious

Les super-héros, encore et toujours eux. Cette fois-ci, c'est une nouvelle super-héroïne que l'on découvre, une jeune femme blonde qui se fait appeler La Vigie et qui cherche à faire régner la justice. Malheureusement pour elle, malgré ses pouvoirs, elle est complètement inefficace face à une chose : elle-même, elle-même qui cède à la colère et qui se défoule sur les criminels. Cela ne l'aide pas à être bien vue par la police et les gens qui préfèrent la nommer La Furie.

Mini-série publiée par Dark Horse à partir de début 2014, celle-ci est l'oeuvre de deux hommes, Bryan J.L. Glass, scénariste de The Mice Templar ou Thor : First Thunder, ainsi que du dessinateur espagnol Victor Santos. C'est en ce mois de juin qu'elle débarque en France sous le label Comics de Glénat.

Bryan J.L. Glass a décidé d'aborder le thème des super-héros d'une façon pas nécessairement inédite mais en tout cas, originale. En effet, pour commencer, il a pris pour personnage une jeune femme, mais pas une simple inconnue puisqu'elle est une ancienne enfant star du nom de Cadence Lark et tombée dans les excès comme la drogue, l'alcool, etc. Même si son passé d'enfant star à problèmes n'a pas une grande influence en dehors d'une influence sur sa propre personne, ça reste sympa de poser un petit contexte, bien que léger.

On découvre donc cette Cadence petit à petit au détour de cet album, dans son présent d’héroïne, mais aussi dans son passé de star. On alterne ainsi les flashback et les instants présents avec beaucoup d'action, l'ensemble étant bien fait. Ce qui est appréciable, c'est qu'il est assez rare de voir des héros violents ou des héros plus dangereux encore que les criminels car La Vigie est finalement plus dangereuse qu'autre chose. Malgré tout, on est forcé d'être touché par cette Vigie qui ne cherche qu'à aider mais se retrouve rejetée en partie à cause de son passé qui la ronge.

Sans être une nouveauté, c'est assez original de traiter la super-héroïne de cette façon, de passer dans l'ultra-violence et de finalement faire du héros le vilain. C'est très plaisant à lire malgré un scénario plutôt simple et qui aurait mérité à être plus approfondi. Heureusement, l'excellent et efficace dessin de Victor Santos est là pour dynamiser l'ensemble malgré un découpage quelque peu anarchique.

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