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Alors qu'avec Aliens : Colonial Marines, FPS d'action pure et dure, Sega et Gearbox annonçaient une extraordinaire suite directe d'Aliens (second opus de la quadrilogie), tout en nous offrant finalement une misérable foirade, les gars de The Creative Assembly ont quant à eux décider d'éviter les erreurs commises par Gearbox en nous proposant cette fois-ci une adaptation qui se situe entre Alien et Aliens tout en jouant la carte de la modestie.

Tout se déroule donc entre Alien, le huitième passage et Aliens. Nous prenons ainsi le contrôle d'Amanda Ripley, fille d'Ellen Ripley qui, après avoir appris la découverte de la boite noire du Nostromo, se lance sur les traces de sa mère. Accompagnée de deux autres personnes, elle rejoint la Station Spatiale Sevastopol où se trouve cette fameuse boite noire. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu, et nous voilà plongé dans l'horreur…Alien : Isolation se présente donc comme une parfaite suite à Alien, un entre-deux qui permet d'en apprendre plus sur Amanda dont on entend par dans le Aliens de Cameron comme étant morte de vieillesse peu avant le retour de Ripley après son séjour de 57 ans en hyper-sommeil. Le scénario se montre très intéressant puisqu'il décide de développer tout un vide de l'univers Alien et ainsi donner aux fans de quoi vivre une aventure palpitante. D'autant plus que, malgré quatre films, et contrairement à de grosses sagas telles que Star Wars ou Star Trek, l'univers n'a que peu, voire pas du tout, évolué en dehors de ce qui se faisait dans les films.

Alien : Isolation, une réussite

Mais en plus de proposer du neuf niveau scénario, The Creative Assembly en profite pour rebooter un peu la saga vidéoludique d'Alien en revoyant de A à Z le gameplay et en oubliant le passé FPS de la série pour cette fois-ci se tourner vers quelque chose de plus survival-horror. Une décision parfaitement logique puisque l'ambiance des films mises en place principalement dans les deux premiers opus est très sombre et horrifique, générant une certaine peur du noir et de l'inconnu chez le spectateur, exactement ce que Creative Assembly tente de mettre en place tout au long de l'aventure d'Alien : Isolation. Le FPS avait alors tendance à faire disparaitre cette peur. Et autant vous dire que l'effet est ici très réussi. Si au tout début du jeu, on l'aborde un peu à la cool, dès l'apparition de l'Alien, les choses changent et on commence alors à psychoter au moindre bruit de pas ou à la moindre bombonne de gaz que l'on bouscule. Infiltration, fuite et survie sont donc de mise et il vous faudra prendre garde à chaque mouvement que vous faites si vous ne voulez pas être dévoré tout cru par un vilain Alien. D'autant plus que les Aliens ne seront pas votre seule source d'angoisse, les humains comme les humanoïdes peuvent se révéler être de véritables menaces. Cela dit, au cours des 19 chapitres qui composent le jeu, le rythme évolue et les passages plus orientés sur l'action ne sont pas oubliés. Certes, ce n'est pas ce que l'on trouve de plus, mais vous aurez tout de même l'occasion de vous défouler un peu.

Cependant, et même si l'ambiance est plutôt bien respectée, le jeu souffre d'un souci de déséquilibre. Et c'est du côté de l'IA que cela se passe, une IA qui a tendance à réagir de manière assez bizarre. Il n'est pas rare qu'un ennemi, surtout les Aliens, ne vous voie pas alors que vous vous trouvez juste à côté de lui. Il est aussi possible d'échapper à leur vigilance juste en vous cachant dans un coin. A contrario, il peut vous arriver de vous faire avoir sans raison apparente, fait particulièrement désagréable surtout en voyant la construction du système de sauvegarde. Eh oui, afin de parfaire l'effet stressant et la tension dans le jeu, The Creative Assembly a pris parti de mettre en avant un système de sauvegarde à l'ancienne, particulièrement contraignant, à l'image d'un Final Fantasy. Il faut donc attendre de trouver une borne de sauvegarde pour pouvoir enregistrer votre progression. C'est-à-dire que si vous ne rencontrez aucune borne alors que vous avez parcouru du chemin et joué 30 minutes-1 heures si ce n'est plus, et que malheureusement pour vous, vous mourrez, vous devrez alors tout recommencer depuis votre dernière sauvegarde. Enervant et fatiguant. Cela ajoute une bonne dose de difficulté alors qu'Alien : Isolation se montre déjà bien relevé de ce côté-ci !

Alien : Isolation, une réussite

Mais le système de sauvegarde n'est pas le seul point un peu daté d'Alien : Isolation. Même si le jeu dispose de belles cinématiques et d'un rendu visuel correct, le tout est souvent assez dépassé, que ce soit au niveau du gameplay et des mécaniques de jeu ou des graphismes inégaux. Enfin, il serait dommage de se priver d'une réussite telle ce Alien. L'ambiance est prenante et le gameplay simple de prise en main. La tension est grimpante et palpable ne cesse de vous oppresser tout long du jeu et les Aliens de vous mettre un bon coup de flippe. Bien évidemment, et comme avec tout jeu à licence, nous avons droit à une bonne dose de fan service avec clins d'œil et références à la clef. Allez, préparez-vous et c'est parti pour une bonne vingtaine d'heures de jeu. Toutefois, n'oubliez pas cela : Dans l'espace, personne ne vous entend crier.

Alien : Isolation, une réussite

Note : 8/10

(évaluation réalisée sur PC)

Tag(s) : #Jeux vidéo

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