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Comme je ne cesse de le répéter, ce n'est pas mon genre de casser un film, un roman, une BD, ou autre, mais quand il faut, il faut...

I, Frankenstein, un nanar de plus que l'on aurait souhaité éviter

Eh oui les amis, j'ai regardé I, Frankenstein… Après tout, fallait bien y passer. Bon, je ne vous cache pas que j'aurai largement pu faire sans, mais bon. Voyons voir ce que j'en ai pensé, hein... Tout d'abord, il faut savoir qu'avant d'être un film, I, Frankenstein est un comics écrit par Kevin Grevioux - aussi scénariste des comics et des films de la saga Underworld. I, Frankenstein est donc lui-même l'adaptation d'une adaptation, on se retrouve donc avec une adaptation très, très libre du roman de la grande Mary Shelley, Frankenstein ou le Prométhée moderne. C'est ici que réside l'un des problèmes majeurs de ce film. La liberté d'adaptation du comics de Grevioux ou du scénario de Stuart Beattie (aussi réalisateur d'I, Frankenstein) est tellement grande que rien, ou presque rien, n'a de lien avec le récit original. Ce n'est pas la première fois qu'un roman ou qu'un comics est adapté de cette manière, avec énormément de liberté, mais le souci ici c'est qu'il n'y a quasiment rien du roman, et en plus de ça, le film ne vaut pas réellement grand-chose.

Bon, pour commencer, j'aimerais tout de même dire qu'en dehors des trucages et effets spéciaux particulièrement foireux, I, Frankenstein dispose d'une assez belle photographie avec certains plans, cadrages et effets de lumière vraiment magnifique. A côté de ça, la réalisation, bien que correcte, reste beaucoup trop soft. Pour un film de cette envergure, on pouvait s'attendre à beaucoup mieux, à un truc plus travaillé, plus recherché, plus original et bien sûr, beaucoup moins nette. Avec ça, on a droit à quelques bonnes idées scénaristiques, en particulier la transposition de l'action dans une époque moderne, contemporaine, et l'univers qui nous est présenté possède un certain intérêt. Voilà, c'est à peu de chose près les seuls trucs intéressants que l'on trouve dans I, Frankenstein. Tout le reste est à refaire (ou non ?). Commençons par le commencement, I, Frankenstein est un nanar à gros budget. Le film est produit par les producteurs de la saga Underworld dont le premier opus avait nécessité d'un budget de 22 millions de dollars. Il aura fallu pour I, Frankenstein quelque 68 millions de dollars soit 3 fois plus qu'Underworld et pour un résultat moindre. Pour information, pour Monsters, Gareth Edwards (réalisateur du dernier Godzilla) a eu besoin de seulement 500 000 dollars pour faire un boulot bien meilleur que Beattie. Nanar donc qui a autant d'âmes que le personnage d'Adam (la bête de Frankenstein), c’est-à-dire, aucune.

Le métrage dure environ 90 minutes. 90 minutes d'action grotesque, de pseudo-réflexion avec des gargouilles et des démons qui s'affrontent dans une guerre que les humains ignorent (une fois de plus, alors que celle-ci se déroule sous leurs yeux) et dans laquelle Adam est la pièce manquante pour y mettre fin. Tout plein de trucs fantastiques pris par ici et par là pour un résultat caricatural et indigeste, digne d'un mauvais film de série Z. I, Frankenstein, c'est bourré de clichés stupides sur le fantastique, c'est extrêmement niais, et on se rend rapidement compte que l'on a face à nous un banal film d'action qui prend place dans un pseudo univers fantastique. Le scénario est ridiculement plat, brouillon, sans originalité, et reste constamment en surface sans ne jamais creuser plus loin que le strict minimum. Certes, on n'a pas le temps de s'ennuyeux car disons-le, les créatures sont assez cools et il y a un certain rythme qui se met en place, mais merde quoi ! Ça part dans tous les sens, l'histoire n'a ni queue ni tête, les dialogues sont débiles et mauvais et les jeux acteurs ne valent pas grand-chose (je me demande encore ce que Bill Nighy est venu foutre ici !). On prend encore et comme toujours le spectateur pour un idiot !

I, Frankenstein n'a aucune originalité. Rien de spectaculaire, on y voit juste des créatures fantastiques se foutrent sur la tronche pendant une heure trente sans rien apporter de plus. On sent que Stuart Beattie était emballé à l'idée de réaliser cette adaptation, mais visiblement, il s'y est pris n'importe comment… Le film a beau ne pas être totalement ennuyeux, il ne reste pas moins qu'un mauvais film qui coûte cher et qui n'a rapporté que 3 millions de dollars.

Aaron Eckhart espérait une suite, nous nous espérons un oubli…

I, Frankenstein, réal. Stuart Beattie, éd. Metrofilms, 93 min, sortie : 28 mai 2014.

I, Frankenstein, un nanar de plus que l'on aurait souhaité éviter

Fiche technique :

Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
Sous-titres : Français

Synopsis :

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

Bonus :

On a le droit à un certain nombre de bonus, à savoir, un making-of, un petit reportage sur les effets spéciaux, sans oublier les commentaires audio du réalisateur et des producteurs. Même si le film n'est pas génial, ça permet d'en apprendre plus à son propos.

I, Frankenstein, un nanar de plus que l'on aurait souhaité éviter

Fiche technique :

Format : Couleur, Cinémascope
Audio : Anglais (DTS-HD 5.1), Français (DTS-HD 5.1)
Sous-titres : Français

Synopsis :

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam va être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques.

Bonus :

On a le droit à un certain nombre de bonus, à savoir, un making-of, un petit reportage sur les effets spéciaux, sans oublier les commentaires audio du réalisateur et des producteurs. Même si le film n'est pas génial, ça permet d'en apprendre plus à son propos.

Tag(s) : #Cinéma, #Critique Cinéma

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