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Satanik, une femme fatale de toute beauté

Titre : Satanik
Réalisateur : Piero Vivarelli
Scénariste : Eduardo Manzanos Brochero, Roberto Raviola, Luciano Secchi
Producteurs : -
Acteurs : Magda Konopka, Umberto Raho, Julio Pena, Luigi Montini...
Éditeur DVD : Artus films
Date de sortie : 1er avril 2014
Format disponible : DVD
Description : Marnie Bannister, une vielle femme défigurée se rend chez un scientifique, inventeur d’un procédé pouvant rajeunir la peau. N’ayant expérimenté son produit que sur des animaux, celui-ci refuse de traiter la dame comme un cobaye. Elle élimine alors le professeur et s’injecte elle-même le liquide miracle, mais bien plus qu’il n’en fallait. Elle devient aussitôt une jeune et jolie femme, prête à prendre sa revanche sur son passé. Elle devient Satanik !

Satanik, une femme fatale de toute beauté

Caractéristiques DVD :

Format image : Format Cinémascope 1.85 original 16/9ème compatible 4/3 Couleur
Format Son : Version Italienne, Version Française
Sous-titres : Français
Durée : 81 minutes
Nombre de disques : 1
Prix : 18€90

Adapter des BD au cinéma, ça ne date pas d'aujourd'hui. Avant que Sam Raimi ne s'attaque à Spiderman, que Bryan Singer se charge des X-Men ou encore que Martin Campbell s'occupe de Green Lantern, le réalisateur Italien Piero Vivarelli a lui aussi adapté une BD. Il s'agit de la série Satanik écrite par Max Bunker et dessinée par Magnus entre 1964 et 1974 et dont le film éponyme est sorti en 1968.

Satanik, une femme fatale de toute beauté

Satanik, c'est l'histoire de Marnie Bannister, une femme vieille et défigurée aux allures de zombies. Un jour, celle-ci se rend dans un laboratoire afin d'y rencontrer un scientifique qui est parvenu à découvrir un remède permettant de régénérer les cellules de la peau et de les rajeunir en plus de rendre beau et jeune. Cependant, le produit n'ayant pu être expérimenté que sur des animaux, le scientifique refuse de laisser Marnie le tester et cette dernière, dans un accès de violence, le tue d'un coup de scalpel dans le coeur avant de s'injecter la potion, la rendant ainsi jeune et belle. Mais en plus de rajeunir, le produit rend aussi violent, et Marnie ne va pas s'arrêter en si bon chemin, elle qui est devenue la splendide Satanik !

Si le script du film écrit par Eduardo Manzanos Brochero, Roberto Raviola et Luciano Secchi reprend très bien le pitch de la série BD, cette dernière était connue pour sa débauche de violence. Le film n'est, quant à lui, qu'un ramassis de niaiseries dénudé de toute violence, empruntant nombre de raccourcis scénaristes. Tout au long du film, nous suivons donc la cavalcade de cette chère Marnie Bannister, incarnée par le magnifique mannequin Magda Konopka, d'une beauté enivrante. Impossible de ne pas se retrouver sous le charme de la très belle femme, et malgré tous les nombreux défauts du film, le rôle de femme fatale lui va comme un gant. Malheureusement, une belle actrice, même une aussi belle que Magda, ne suffit pas à faire un bon film d'une heure et trente minutes... La réalisation est à la traine, minable et ratée, la mise en scène de Piero Vivarelli est encore plus molle qu'un paresseux endormi, les acteurs sont...Merde, mais où sont donc passés les acteurs ?! Il n'y a pas d'action, pas de suspense et pas de rebondissements. Finalement, Satanik se transforme très vite en une longue et ennuyeuse course-poursuite sans intérêt. Et parce que je suis gentil, je ne parlerai pas de l'horrible maquillage que porte Madga sur son visage censé la rendre hideuse et qui, en réalité, donne plus envie de rire qu'autre chose.

Satanik, une femme fatale de toute beauté

D'ailleurs, le scénario a beau reprendre le pitch de la BD, cela ne l'empêche pas d'être totalement vide. Le film est principalement centré sur Marnie qui tente de conserver sa beauté nouvellement acquise en tuant tous ceux qui découvrent son secret, mais en parallèle, on suit deux détectives plus débile et abruti l'un que l'autre, et qui avancent d'hypothèses foireuses en hypothèses foireuses sans ne rien résoudre du tout. Ils fument, ils boivent, ils discutent, mais visiblement, leur enquête n'a pas l'air de beaucoup progresser. Les crimes s'enchainent (et presque tout le monde y passe !), les scènes se suivent et n'ont aucun sens, c'est parfaitement génial !

Satanik, une femme fatale de toute beauté

C'est génial tout simplement parce que c'est kitsch ! J'ai regardé deux fois le film. Une première fois en le prenant au premier degré. Diable, que c'est chiant ! Tout ce que j'ai dit plus haute s'applique à ce premier visionnage parce que c'est la manière que la plupart des gens auront de regarder ce film (et que c'est vrai). Puis je l'ai regardé une seconde fois en le prenant au second degré, et bon sang, j'ai adoré ! Satanik est d'une logique tellement illogique. C'est un pur nanar, et comme tout amoureux du nanar, il faut savoir se vider la tête et déconnecter son cerveau pour regarder ça uniquement avec les yeux, et là, on s'amuse vraiment beaucoup. En plus de ça, la bande-son de Manuel Parada est tout bonnement excellente. Elle reprend assez bien les codes des films d'espionnage à la James Bond, avec un petit côté terrifique, histoire de faire monter la tension de façon à nous mettre direct dans une ambiance de film d'action. C'est en total décalage avec Satanik qui est complètement vide, dépourvu d'action. On se dit qu'on va avoir droit à un moment où tout va partir et en fait, pas du tout. Enfin, à deux ou trois reprises, le film montre une paire de seins. Cela n'est pas sans intérêt car en 1968, montrer le corps nu d'une femme n'était pas quelque chose de commun, et c'est donc assez révolutionnaire.

Malheureusement pour Satanik, son sens de l'humour, sa bande-son, et la beauté de son actrice principale, Magda Konopka, ne suffisent pas pour convaincre et la scène de fin du film est très représentative de l'échec qu'est ce film… Mais je vous le conseille, vous ne devez pas prendre ce film au sérieux pour pouvoir en profiter pleinement !

Satanik, une femme fatale de toute beauté

Au niveau du DVD en lui-même maintenant, c'est une nouvelle fois de bonne facture, son comme image. Une bonne édition, l'avantage d'Artus films.

Pour les bonus, on retrouve les classiques petits reportages sur le cinéma, ici, c'est Eric Peretti qui nous fait un historique des génies du crime dans le cinéma populaire européen. Nous avons aussi un entretien avec Luigi Montini qui joue dans le film. Et pour finir, un excellent bonus, un livre de 64 pages "Superhéros - Supervilains".

Tag(s) : #Critique Cinéma, #Cinéma

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