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N3 : Ninety-Nine Nights, le test

Titre : N3 : Ninety-Nine Nights
Éditeur : Microsoft
Développeur : Phantagram Interactive
Genre : Beat'em all
Date de sortie : 2 septembre 2006
Description : Beat'em all dans lequel vous affronter des hordes d'ennemis.

N3 : Ninety-Nine Nights, le test

Lorsque les développeurs de la série de RTS Kingdom Under Fire, Phantagram Interactive, s'attaquent au genre du beat'em all, qu'est-ce que cela nous donne ? Ninety-Nine Nights, un jeu moyen, un ersatz de la mythique série des Dynasty Warriors. Phantagram parlait de N3 un peu comme d'une révolution dans le monde du jeu vidéo et des beat'em all. Un jeu mêlant une aventure hors du commun avec un côté technique irréprochable, proposant des combats bourrés d'adrénaline ainsi que de l'action en masse. Malheureusement, le résultat final n'est pas à la hauteur de ce qui était annoncé par les développeurs, et si le jeu peut se montrer parfois très jouissif, le reste du temps nous avons affaire à une aventure molle, bancale et très agaçante.

N3 : Ninety-Nine Nights, le test

Ninety-Nine Nights souffre d'énormes défauts, et ce, pour trop peu de bons côtés. Tapons dans le tas tout de suite, et commençons par l'un des principaux problèmes. N3 est un beat'em all, cela implique donc de se battre contre plusieurs adversaires en même temps (je vous laisse vous reporter à des images de Dynasty Warriors pour avoir un petit aperçu). Cependant, Ninety-Nine Nights faisant partie des premiers beat'em all de la XBOX 360, Phantagram a voulu placer la barre très haute afin de nous en mettre plein la vue. Nous ne nous battons donc plus contre plusieurs adversaires, mais contre plusieurs ARMÉES d'adversaires. Mais en plus des masses d'unités ennemies sur le champ de bataille, on a aussi droit à des masses d'unités alliées. Nous nous retrouvons donc à devoir combattre des dizaines et des dizaines d'ennemis en même temps en étant, en plus de tout ça, entouré par nos propres soldats. Je dirai que c'est LE côté jouissif du jeu, le fait de combattre des hordes adverses à nous tout seul, une montée de puissance dans notre corps. Toutefois, ce que l'on peut prendre comme étant un plaisir devient très vite un véritable cauchemar.
L'action devient totalement illisible, on perd notre personnage de vue, englouti par la masse de monde sur le champ, à tel point que l'on finit par se prendre des coups sans pouvoir le voir et sans pouvoir se défendre. Par-dessus tout, ajoutez le nombre démesuré de sprites et d'effets visuels causant d'énormes ralentissements du jeu.

N3 : Ninety-Nine Nights, le test

On pourrait passer au-dessus de ce problème de lisibilité, d'autant plus que vos alliés sont normalement présents afin de vous filer un coup de main. Cependant, les IA, adverses comme alliées, étant tellement à la ramasse, à croire que Phantagram ne savait pas que c'était un point important, jouer en devient très énervant. On rage de voir autant de débilité, c'est impensable. Le pire reste tout de même votre armée qui est au stade le plus bas de la nullité. 10 soldats contre un gobelin, l'issue du combat parait logique. Ben pour les développeurs, pas du tout, c'est le gobelin qui explose toute votre armée à lui tout seul. Attendez-vous donc à devoir finir les missions en solo, avec parfois les généraux qui vous accompagnent et qui, sans mourir, sont aussi utiles qu'un couteau à beurre pour couper un morceau de viande cru.
Pour continuer dans la logique pure et dure de chez Phantagram, nous avons la possibilité de "diriger" nos troupes, un petit plus stratégique qui n'en est pas vraiment un. Eh bien oui, vous pouvez faire exécuter quatre commandes à vos hommes : Vous suivre, ne pas bouger, attaquer ou défendre. Mais cela n'arrangera en rien la bêtise de vos troupes…

N3 : Ninety-Nine Nights, le test

Bon, ne crachons pas sur tout, et disons ce qu'il en est. La durée de vie du jeu est plutôt bonne, tournant aux alentours des 30 heures de jeu (si ce n'est pas plus…). Effectivement, ça fait beaucoup pour un beat'em all, mais cela est dû à deux choses. Tout d'abord, la difficulté abusive du jeu. Certains ennemis tels que les sorciers, et la plupart des boss, sont très mal configurés, du coup, en un seul coup, ceux-ci vous retirent quasiment une barre complète de vie, ou encore les problèmes de collisions qui font que vous aurez beau bourriner sur les touches d'actions, l'ennemi ne prendra aucun dégât. Cette difficulté augmente donc considérablement la durée de vie du jeu puisqu'il n'est pas rare de devoir recommencer une mission depuis le début car vous êtes tombé sur un ennemi un peu trop fort et que le jeu ne possède aucun système de checkpoint. Rien de plus agaçant que cela fait plus d'une heure que vous êtes sur une mission.
Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle le jeu à une bonne durée de vie. Le scénario du jeu, certes inexistant (autant vous dire que vous pouvez le zapper directement), est découpé en sept personnages représentant les parties, et chaque partie est découpée en six missions. De quoi vous occuper pendant un bon moment. Mais sachez par contre que parmi les six missions de chaque joueur se trouvent au moins trois missions communes à chacun, mais vécu d'un point de vue différent. Et étant donné que les missions sont, de bases, longues et ennuyeuses, de par le manque d'enjeux, d'intérêt donnant envie au joueur d'aller jusqu'au bout, mais surtout par le côté répétitif, le fait de les rejouer n'accentue que plus le sentiment de déjà-vu.

N3 : Ninety-Nine Nights, le test

C'est triste à dire, mais c'est une vérité, tout dans N3 est mal conçu. Du scénario jusqu'à la partie technique, et ce, en passant par un gameplay ridicule et complètement obsolète, basé sur des combos à deux touches, X et Y, sans intérêt. N'oublions pas non plus le level design. Mauvais au départ, il n'est même pas adapté à la caméra. Dès que l'on est entouré d'arbres ou autres décors, bouger la caméra ne sert plus à rien puisque dans tous les cas, notre vision est gênée par un obstacle.
Le jeu aurait pu être bon. L'univers heroic-fantasy est plaisant, et malgré tous les défauts, on prend notre pied à jouer, à plus forte raison que graphiquement, c'est assez réussi, surtout les cinématiques, mais on ne peut pas prendre le temps de profiter du jeu, et le plaisir s'estompe rapidement.

N3 : Ninety-Nine Nights, le test

Pour résumer, Ninety-Nine Nights est un beat'em all fort classique, répétitif, long, à la difficulté mal dosée et vraiment bogué. Malgré qu'il soit parfois plaisant à jouer, on revient vite à un état de grande lucidité et le jeu se montre alors très pénible. N3 n'est pas nul, il est simplement bâclé, daté d'un autre temps, et bien trop ambitieux par rapport à ce qu'il est réellement…

Les plus :

  • Un univers heroic-fantasy
  • Des graphismes assez beaux
  • De superbes cinématiques
  • Jouissif

Les moins :

  • Un scénario inexistant
  • Une difficulté mal dosée
  • Des IA débiles
  • Long et répétitif

Note :

13/20

Tag(s) : #Jeux vidéo

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