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AEternum Vale, le début prometteur de deux jeunes artistes

Titre : AEternum Vale
Éditeur : Wanga Comics
Artiste : Pierrick Colinet (scénariste), Elsa Charretier (dessinateur) et Bryan Wetstein (coloriste)
Date de sortie : 25 octobre 2013
Prix : 23€50
Description : Quand Victor Godwin, immigré anglais et anthropologue visionnaire arrive en France, il a le rêve naïf de révolutionner la médecine. Napoléon Ier prend rapidement conscience de son talent et fait appel à lui pour assouvir sa soif obsessionnelle de territoires. Victor devient rapidement une légende, le Rapiéceur. Capable de donner vie à des morceaux de cadavres assemblés entre eux, il offre à Napoléon une armée redoutable, bon marché et produite à échelle industrielle.

1833. Trente ans ont passé, Victor a été mis au placard et l’Empire tient maintenant toute l’Europe d’une main de fer.

Mais le vent semble tourner quand des rumeurs font état de créatures identiques à celles de Godwin. Jusqu’alors, les Nations ennemies n’avaient pas été capables d’en produire d’aussi abouties et ce nouveau paramètre met en péril la toute puissance de l’Empire. Victor est alors mandaté par le pouvoir pour remonter jusqu’à l’initiateur de cette menace.

©Editions Wanga Comics

©Editions Wanga Comics

AEternum Vale, le début prometteur de deux jeunes artistes

Les français ne sont pas moins doués que les Américains pour ce qui est de produire des comics de qualité. Et on trouve quelques perles notamment chez l’éditeur français, Wanga Comics. J’ai donc eu l’occasion de lire l’une des dernières sorties en date de chez Wanga, et j’en suis content ! Il s’agit de AEternum Vale.

Le pitch qui est, à première vue, relativement simple, cache pourtant le scénario efficace et bien construit de Pierrick Colinet. Dans AEternum Vale, nous pouvons découvrir Victor Godwin, anthropologue anglais qui, après être arrivé en France, est appelé par Napoléon Ier, afin de constituer une armée de morts que Victor sait ramener à la vie. Cependant, 30 années plus tard, Victor n’est plus au service de l’Empereur. Il vit désormais avec son amie Bleach. Malheureusement, des créatures, similaires à celles de notre scientifique anglais, font leur apparition et menacent l’Empire. Victor se voit alors confier la mission d’enquêter afin de découvrir qui se cache derrière tout ça.

Ce que j’ai vraiment aimé dans cette histoire, c’est le mélange entre réalité historique, et fantastique/horreur. Le fait d’être plongé dans une histoire qui se déroule au 19ème siècle, sous le règne de Bonaparte, tout introduisant une sorte d’armée de zombies, m’a vraiment conquis. Cela crée un certain décalage, mais rend l’histoire bien plus intéressante encore. Surtout que l’on est à une époque que l’on connait, avec des personnages, des auteurs, des citations, etc, que chacun (ou la plupart) a étudié pendant ses années d’école. D’autant plus que Pierrick Colinet est vraiment doué pour ce qui est de raconter des histoires. Mais one-shot oblige, Pierrick se concentre davantage sur le développement de l’histoire, et malheureusement beaucoup moins sur le développement des personnages, ou même de l’univers.

©Editions Wanga Comics

©Editions Wanga Comics

AEternum Vale, le début prometteur de deux jeunes artistes

Si le trait d’Elsa Charretier n’est pas parfait, il n’en reste pas moins de bonne qualité, voire même de très bonne qualité. Certes, son coup de crayon manque un peu de souplesse et de dynamisme, mais cela ne l’empêche pour autant de produire de magnifiques planches, avec des décors bluffant de réalisme et vraiment impressionnant avec tous les détails qui y sont posés. C’est surtout le design des personnages qui m’a un peu dérangé. Je l’ai trouvé un peu trop rigide, principalement au niveau des expressions du visage.

Mais il ne faut pas non plus oublier le travail de colorisation réalisé par Bryan Wetstein, qui est lui aussi plutôt réussi. Dans l’ensemble, les couleurs sont assez sombres, montrant ainsi le désespoir des personnages face à la situation, mais en gardant certains passages un peu plus clairs, comme quoi, l’espoir est toujours présent, et rien n’est jamais totalement perdu…

Que dire de plus ? Peut-être signaler le fait que Charlie Adlard (The Walking Dead) s’est chargé d’écrire la préface, qu’il a trouvé que le travail des artistes avait du potentiel, et que malgré les défauts présents, ils ont su proposer quelque chose de beau, de neuf, et d’intéressant. Alors n’attendez pas pour lire cette BD afin de soutenir de jeunes artistes talentueux et au grand potentiel !

Toutes les images de cet article sont la propriété de Wanga Comics.

Tag(s) : #Review Comics

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