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Metzger sort de son trou, restaurateur le jour et détective la nuit

Titre : Metzger sort de son trou
Auteur : Thomas Raab
Éditeur : Carnet Nord
Pages : 304
Quatrième de couverture : Willibald Adrian Metzger, restaurateur de meubles anciens, n’a pas vraiment le profil du héros. Il ne boit pas de café, s’évanouit quand il sent de la fumée de cigarette, n’a ni voiture ni téléphone portable et a un faible pour les femmes plus âgées. Moqué pour son nom de famille (le « charcutier ») et pour sa timidité, il traverse la vie pour ainsi dire enfermé dans son atelier avec sa bouteille de rouge. Pourtant lorsqu’en traversant un parc enneigé, il tombe sur le cadavre d’un homme éborgné, le pacifique Willibald n’a d’autre choix que de se mettre à enquêter, d’autant que la victime ne lui est pas inconnue : Felix Dobermann, son bourreau du temps de la cour de récré.

Mais le cadavre disparaît comme par enchantement, la police devient suspicieuse, et les indices apparaissent mystérieusement autour de Metzger… Willibald « le charcutier » va devoir mettre les mains dans le cambouis et retourner sur les bancs de l’école pour élucider ce meurtre – et, en passant, retrouver son premier béguin, Danjela, une Croate experte en crochetage de serrures, concierge de profession, flanquée de son chien Edgar et dotée d’un accent à couper au couteau.

Après, Le Poil de la Bête de Heinrich Steinfest, Carnet Nord nous offre un nouveau polar autrichien. Metzger sort de son trou, premier tome d’une série composée de six livres, écrits par le chanteur/compositeur Thomas Raab. Thomas y raconte l’histoire de Willibald Adrian Metzger, restaurateur de meubles sans embrouilles, qui vit dans son appartement rempli de boîtes de chaussures, un peu porté sur la bouteille (un bon vin rouge, ça ne se refuse pas), mais qui ne supporte ni la fumée de cigarette, ni la technologie. Martyr de la terminale B, Metzger tombe un jour, totalement par hasard, sur son ancien bourreau, Dobermann. Sauf que c’est sur son cadavre qu’il trébuche. Et malgré tous les mauvais souvenirs qu’il conserve de ses années lycée, il ne peut s’empêcher d’enquêter sur ce meurtre. Autant vous dire que c’est fini la petite vie tranquille. Je n’ai, actuellement, pas lu un polar noir aussi bon. Autant vous dire que Thomas Raab tape très haut avec ce Metzger sort de son trou. C’est fin, tout en étant en gras et grossier. C’est drôle tout en étant sérieux. Thomas Raab nous présente une Autriche du point de vue d’un type misanthrope, qui déteste tout et tout le monde, mais qui est intelligent, perspicace et attachant, par sa naïveté et sa bêtise. Un détective hors du commun et insolite. La plume de Raab n’a rien de particulièrement extraordinaire. Il écrit son histoire dans la plus grande simplicité, il n’use pas de pirouette littéraire ou quoi que ce soit d’autre pour décrire les actions et les événements. Seulement des mots, des verbes, etc, simplement et clairement. Pas besoin de plus pour intéresser un lecteur. Une intrigue passionnante dans lequel on le guide, dont on lui montre ce que l’on veut, des rebondissements passionnants et une narration soutenue. Et on se laisse donc emporter, comme sur une vague, dans cette aventure improbable, nous dévoilant une galerie de personnages rocambolesques. Inquiétude, rire, joie, dégout, tout y passe. Après mon coup de cœur BD, je viens de trouver mon coup de cœur littéraire ! J’attends la suite avec grande impatience.

Tag(s) : #Chronique Littérature

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