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Starchild, quand le génie reste dans l'ombre...
Starchild, quand le génie reste dans l'ombre...

Titre : Starchild
Éditeur : Kymera
Artiste : James A. Owen (scénariste et dessinateur)
Date de sortie : 6 octobre 2005
Prix : 20€30
Description : Un lieu indéterminé (l’Angleterre ? L’Amérique ?).

Une époque indéfinie (le 19ème siècle ?)

Le vallon de Fool’s Hollow, proche du village de Raveloe… C’est au coeur de la forêt recouvrant Fool’s Hollow que le tisserand Higgins a bâti un mur isolant une partie du bois avant de disparaître.

Puis ses fils Homer et Matthew sont venus le chercher suite à la découverte un peu trop fortuite de son journal. Homer disparut à son tour, obligeant Matthew a faire appel à son neveu Anders. Ce dernier arrive à son tour à Fool’s Hollow, accompagné de son camarade Sigfried.

Mais rien n’aurait pu préparer Anders aux mystères entourant sa famille et à l’atmosphère étrange qui imprègne Fool’s Hollow, pas plus qu’au fait d’attirer l’attention d’une autre famille avec qui il partage pourtant bien des points communs.

Deux clans s’affrontent désormais pour la possession de l’objet qui une fois par siècle donne à son possesseur un immense pouvoir… Jusqu’où seront-ils prêts à aller pour concrétiser leurs désirs les plus chers ?

Starchild est passé totalement inaperçu en France et dans de nombreux autres pays. Et pourtant, il s’agit une perle, un comics incontournable que tout le monde devrait posséder et avoir lu au moins une fois.

Ce comics est à l’image de son auteur, James A. Owen. Complexe, intelligent, poétique et cultivé. Tels les Frères Grimm, James nous conte une formidable histoire fantastique, qui nous transporte dans un univers magique et prenant. Plus qu’une simple BD, c’est un roman illustré qu’il nous offre, en alternant entre bande dessinée et texte simple. Le tout est très bien agencé, de telle sorte que la narration ne pâtit pas d’une coupure dans le rythme. Tout s’enchaine, et on ne fait même plus attention au fait qu’on lise seulement du texte. Mais la lecture de cet ouvrage se trouve être assez complexe, il faut donc se concentrer, pour se laisser envouter par le charme de du récit, qui est très bien écrit.

Dessinant depuis son plus jeune âge, devenu professionnel alors qu’il n’avait que 15 ans, James A. Owen est l’un des artistes les plus talentueux de ce siècle. Malgré tout, ses travaux restent dans l’ombre, tout comme sa personne. Et pourtant, il suffit d’ouvrir la première page de Starchild pour voir toute la complexité de son dessin, discerner l’étendue de son talent, et concevoir avec quelle minutie il a effectué son travail. Tout en noir et blanc, ce volumineux comics est graphiquement très détaillé, on sent l’importance qu’a apportée l’auteur à chaque point de son image, mais aussi à donner une certaine clarté dans ses planches presque totalement noires, sombres.

Vous pourrez relever quelques références aux comics dans ce Starchild, notamment à Wolverine et Sin City, très fun !

D’une grande originalité, ce splendide chef d’œuvre du comics et de la fantasy, malheureusement resté méconnu du grand public, malgré la traduction irréprochable d’Eric Bufkens.

Tag(s) : #Review BD

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