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La Mort Blanche, et si un fou répand un dangereux virus ?

Titre : La Mort Blanche - Nouvelle édition de mai 2013
Auteur : Frank Herbert
Illustrateur : -
Éditeur : Laffont
Pages : 576
Quatrième de couverture : Par l'auteur de Dune, un roman terrible et vraisemblable ou la puissance d'évocation rejoint le machiavélisme de l'intrigue. Lorsque la voiture piégée explosa dans une rue de Dublin, John Roe O'Neill perdit la raison : sous ses yeux, sa femme et ses deux fils venaient de mourir par la faute d'un terroriste. John cessa d'exister, ou plutôt il devint le Fou. Parce qu'il était biologiste moléculaire, sa folie était plus dangereuse qu'aucune bombe. Seul, dans un laboratoire de fortune, près de Seattle, il fabriqua une arme bactériologique terrifiante, la Peste blanche, qui tuait les femmes sans remède. Toutes les femmes. Il allait faire partager sa souffrance à la terre entière. Et menacer l'humanité de génocide. À moins que quelques femmes protégées n'aient échappé à l'épidémie. Et que John, ayant regagné l'Irlande, ne change de camp...

Dans ce roman terrible et vraisemblable, Frank Herbert, l'auteur de Dune, décrit un avenir proche : celui du terrorisme absolu.Il rend aussi hommage à ses origines irlandaises.

Publié aux États-Unis en 1982, et en France en 1983, La Mort Blanche est l’avant dernier roman écrit par Frank Herbert, auteur de l’incontournable cycle de Dune. On y suit John Roe O’Neill, qui, suite à un attentat en Irlande, a perdu sa femme et ses enfants. Pour se venger, il crée un dangereux virus, La Peste Blanche, qui ne tue que les femmes et qu’il répand à travers le monde. La Mort Blanche est un mélange entre un thriller et un roman de science-fiction. Et Frank Herbert a écrit, avec La Mort Blanche, un roman plutôt prometteur qui nous présente un avenir probable, mêlant terrorisme et guerre chimique. Alors certes, c’est un peu daté, le livre ayant trente ans, on se trouve donc en pleine Guerre Froide, une période un peu parano pour les Américains, et pour ce qui est de l’Irlande, elle était ravagée par la guerre civile, mais le roman propose du suspense, une ambiance de terreur, des connaissances scientifiques plus ou moins poussées, une véritable réflexion sur notre vie en tant qu’être humain, sur la Terre, et sur l’Homme en situation de crise, de survie. Il faut tout de même s’accrocher, car malgré que l’histoire soit passionnante, le roman fait tout de même quasiment 600 pages ! Mais le fait est que les 200-250 premières pages sont très intéressantes et vraiment bien écrites, donc on se laisse facilement emporter par le récit. Bon, faut dire aussi que l’ouvrage est assez cliché, on retrouve pas mal de stéréotypes sur les origines, les Français, les Russes, les Chinois, etc, mais comme je l’ai dit, le roman date de 1982, c’était la vision du monde vu par les Américains. Malheureusement, passé ce cap des 200 pages, on se retrouve avec pas mal de longueur, (notamment la traversée de l’Écosse, qui traine beaucoup trop), ça retire un peu de fluidité au récit et l’intrigue prend un coup, parce que l'on décroche et on ne suit plus vraiment l'histoire. Malgré tout, La Mort Blanche est à conseiller. Trop long, qualité inégale, toutefois, le sujet est bien traité, et la vision des choses, de notre avenir, de Frank Herbert mérite d’être lue.

Tag(s) : #Chronique Littérature

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